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- Classification de Regan et Morrey (coronoïde)
Classification · Fracture de la coronoïde
Classification de Regan et Morrey de la coronoïde en 3D
Les trois types de Regan et Morrey, selon la hauteur du fragment de la coronoïde, chacun avec ou sans luxation du coude, sur le modèle 3D de fracture de la tête radiale, vu de dedans, coude fléchi à 90°. Avec l'article de 1989, la classification d'O'Driscoll, le lien avec la triade terrible, la reproductibilité, les pièges de cotation et des infographies libres pour l'enseignement et les publications.
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- 1989Article de Regan et Morrey dans le Journal of Bone and Joint Surgery : 35 patients (Regan et Morrey)
- I–III · A/BTrois types selon la hauteur du fragment, chacun avec (B) ou sans (A) luxation, dans la forme usuelle
- 706Citations de l'article de 1989 (OpenAlex, 4 novembre 2026)
- κ 0,40–0,51Accord inter-observateurs de 29 chirurgiens, scanner 2D puis 3D (Lindenhovius)
Les types
Du type IA au type IIIB, en 3D
Chaque image est un rendu du modèle de fracture de la tête radiale d'EMET Education, où la coronoïde est une lésion associée réglable : vue de dedans, coude fléchi à 90°, humérus en transparence, en champ étroit pour approcher la projection d'un profil radiographique. Le type est la hauteur du fragment (pointe, moins de la moitié, plus de la moitié) ; le suffixe A est un coude en place, le B un coude luxé, où l'avant-bras passe en arrière de l'humérus.
-
IAPointe, sans luxation
- Critères
- Arrachement de la pointe de la coronoïde, coude en place. Au type I, la luxation ou une fracture associée n'accompagnait que 14 % des fractures de la série de 1989, et 92 % des patients avaient un bon résultat (Regan et Morrey).
- Dans le modèle 3D
- Un petit fragment transverse du sommet de la coronoïde, un liseré rouge bordant le trait ; l'articulation huméro-ulnaire est en place.
-
IBPointe, avec luxation
- Critères
- Arrachement de la pointe, avec luxation du coude. C'est la fracture de la coronoïde de la triade terrible quand la tête radiale est aussi fracturée (Doornberg et Ring).
- Dans le modèle 3D
- Même fragment de la pointe ; l'avant-bras est luxé en arrière de l'humérus, dont la trochlée n'est plus en face de l'incisure.
-
IIA50 % ou moins, sans luxation
- Critères
- Fragment emportant 50 % ou moins du processus, coude en place. Une luxation ou une fracture associée l'accompagnait dans 56 % des fractures de type II de la série de 1989 (Regan et Morrey).
- Dans le modèle 3D
- Le trait coupe la coronoïde à moins de la moitié de sa hauteur ; le fragment, détaché du bec, reste à sa place.
-
IIB50 % ou moins, avec luxation
- Critères
- Fragment de 50 % ou moins avec luxation du coude. Les fractures de la coronoïde de la triade terrible sont de petits fragments transverses, toujours de moins de 50 % dans la série de Doornberg et Ring (32 coudes) ; leur hauteur moyenne est de 35 % (13 scanners).
- Dans le modèle 3D
- Le fragment de moins de la moitié, et l'avant-bras luxé en arrière : la coronoïde passe en arrière de la trochlée.
-
IIIAPlus de 50 %, sans luxation
- Critères
- Fragment de plus de la moitié du processus, coude en place. Seul le type III est assez grand pour porter l'insertion du faisceau antérieur du ligament collatéral médial et celle du brachial (Cage et al.). Résultat : 20 % de bons résultats seulement dans la série de 1989 (Regan et Morrey).
- Dans le modèle 3D
- Le trait coupe la coronoïde à plus de la moitié de sa hauteur : le bec de l'ulna, qui retient la trochlée en avant, est largement détaché.
-
IIIBPlus de 50 %, avec luxation
- Critères
- Fragment de plus de la moitié avec luxation du coude : la fracture de la coronoïde des fractures-luxations de l'olécrâne, où elle était grande dans 22 des 24 cas (Doornberg et Ring). Dans la série de 1989, une luxation ou une fracture associée accompagnait 80 % des fractures de type III (Regan et Morrey).
- Dans le modèle 3D
- Le grand fragment resté en avant, l'avant-bras luxé en arrière : l'ulna a perdu son butoir antérieur.
-
TTTriade terrible
- Critères
- Luxation du coude, fracture de la tête radiale et fracture de la coronoïde (Fahs et al.). Ce n'est pas un type de Regan-Morrey : la coronoïde y est cotée IB ou IIB, la tête radiale par Mason.
- Dans le modèle 3D
- Une tête radiale de Mason II, la pointe de la coronoïde et la luxation postéro-latérale, ensemble ; le modèle appelle triade terrible l'association des trois.
Rendu schématique, à visée pédagogique : le modèle illustre chaque type sur un même coude, il ne reproduit pas une radiographie. Le suffixe A/B suit la forme usuelle des manuels (Burkhart et al.) ; le résumé de l'article de 1989 ne le détaille pas. Critères reformulés d'après Regan et Morrey (1989) ; leurs figures ne sont pas reproduites.
L'origine
Regan et Morrey, 1989
W. Regan et B. Morrey, de la Mayo Clinic, ont décrit la classification en 1989 dans le Journal of Bone and Joint Surgery (71(9):1348–54), d'après 35 patients ayant une fracture du processus coronoïde de l'ulna. Plus le fragment est grand, plus la luxation concomitante est fréquente (Cage et al.).
Elle repose sur la hauteur du fragment, lue sur le cliché de profil :
- type I : arrachement de la pointe du processus ;
- type II : un fragment emportant 50 % ou moins du processus ;
- type III : un fragment emportant plus de 50 % ; le suffixe A (sans luxation) ou B (avec luxation) se lit dans la forme usuelle, que le résumé de 1989 ne détaille pas ;
- le pronostic suit le type : un résultat satisfaisant chez 92 % des patients de type I, 73 % de type II et 20 % de type III (32 patients revus à 50 mois en moyenne) ; la raideur résiduelle était la plus fréquente au type III.
Les auteurs recommandaient une mobilisation précoce, dans les trois semaines, aux types I et II, et jugeaient la réduction avec fixation, suivie d'une mobilisation précoce, préférable au type III. Pourquoi la taille compte : dans 20 coudes de cadavres, le faisceau antérieur du ligament collatéral médial s'insérait à 18,4 mm de la pointe en arrière de la coronoïde, et le fragment ne le portait qu'au type III ; la capsule s'insérait à 6,4 mm de la pointe en moyenne (Cage et al., 1995). L'article de 1989 a été cité 706 fois (OpenAlex, 4 novembre 2026).
Reproductibilité
Le type est-il reproductible ?
Moyennement. Sur dix fractures, 29 chirurgiens s'accordaient « modérément » avec le scanner 3D et un peu moins avec le scanner 2D (Lindenhovius et al.) ; la classification d'O'Driscoll n'était pas meilleure. Les auteurs d'une étude de la hauteur dans la triade terrible jugeaient ces fragments difficiles à ranger dans Regan-Morrey (Doornberg et al.).
| Étude | Mesure | Valeur |
|---|---|---|
| Lindenhovius et al., 2009 | Regan-Morrey, kappa inter-observateurs, 29 chirurgiens, 10 fractures : scanner 2D, puis 3D | 0,40 · 0,51 |
| Lindenhovius et al., 2009 | O'Driscoll, kappa inter-observateurs, mêmes lecteurs : scanner 2D, puis 3D | 0,42 · 0,48 |
| Adams et al., 2012 | Cinq motifs de fracture au scanner (52 fractures, 3 lecteurs) : fidélité inter- et intra-observateur | bonne à très bonne |
| Doornberg et al., 2006 | Hauteur de la coronoïde et du fragment mesurée au scanner (13 triades terribles, 2 lecteurs) : fidélité inter- et intra-observateur | excellente |
Le scanner aide : le kappa de Regan-Morrey passait de 0,40 à 0,51 avec les reconstructions 3D, mais l'accord sur le traitement à retenir n'augmentait pas (0,27 en 3D contre 0,32 en 2D ; Lindenhovius et al.). La reconnaissance d'une fracture de la pointe était la moins reproductible (kappa 0,19 en 3D, 0,03 en 2D).
Classifications voisines
O'Driscoll, et ce que la hauteur ne dit pas
Regan et Morrey classent la taille du fragment sur un profil. En 2003, O'Driscoll et al. classent la forme : la pointe, la facette antéro-médiale ou la base (le corps) de la coronoïde. Ces motifs prédisent les lésions associées, l'instabilité, la voie d'abord et le traitement ; les revues récentes décrivent O'Driscoll comme la classification de référence pour décider (Marinelli et al. ; Masouros et al.).
Les sous-types d'O'Driscoll, d'après Marinelli et al. : pointe de 2 mm au plus (1) ou de plus de 2 mm (2) ; facette antéro-médiale, bord seul (1), bord et pointe (2), bord et tubercule sublime avec ou sans pointe (3) ; base, isolée (1) ou fracture-luxation trans-olécrânienne (2). Les deux classifications se complètent plus qu'elles ne se remplacent :
| Classification | Ce qu'elle cote | Usage habituel |
|---|---|---|
| O'Driscoll (2003) | La forme et le siège du fragment : pointe, facette antéro-médiale, base ; le mécanisme (rotation postéro-latérale, varus postéro-médial, charge axiale) en découle. | Scanner ; choix de la voie d'abord et du montage ; une facette antéro-médiale se traite par plaque en butée. |
| Adams (2012) | Cinq motifs au scanner : pointe (29 %), transverse moyen (24 %), base (23 %), oblique antéro-médial (17 %), oblique antéro-latéral (7 %). | Description morphologique, sur 52 fractures de coronoïde sur 373 scanners du coude. |
| Doornberg et Ring (2006) | Non pas une classification, mais des associations : les grands fragments aux fractures-luxations de l'olécrâne, les petits fragments transverses à la triade terrible, la facette antéro-médiale à l'instabilité en varus postéro-médial. | À lire avec le type : la hauteur seule ne dit pas la lésion de ligaments. |
| Mason | La fracture de la tête radiale, cotée à part : types I à IV. | Compagne de la coronoïde dans la triade terrible ; voir la page de la classification de Mason. |
Usage
En recherche et en pratique clinique
En recherche
Le type de Regan-Morrey reste la manière usuelle de décrire la taille du fragment dans les séries de fractures-luxations ; la revue de Marinelli et al. (2025) en rappelle le seuil de 50 % comme indication de fixation, tout en concluant que la stabilité du coude, plus que la taille du fragment, commande l'indication. L'annotation de Adolfsson et Duckworth (2026) observe que le concept de « triade terrible » range des fractures-luxations très complexes avec des lésions plus bénignes, et en brouille la lecture.
En pratique clinique
À la lecture de 1989 : mobilisation précoce aux types I et II, fixation à discuter au type III (Regan et Morrey). Aujourd'hui, l'indication opératoire se discute quand le fragment fait au moins la moitié de la coronoïde, quand le tubercule sublime est atteint ou quand l'articulation huméro-ulnaire n'est pas parfaitement réduite (Marinelli et al.).
Dans la triade terrible, une fracture de la pointe peut rester sans traitement si le coude est stable après la fixation de la tête radiale et la réparation des ligaments ; une facette antéro-médiale demande une plaque en butée, et une grande fracture basale des vis d'arrière en avant (Masouros et al., 2024). Dans une série ancienne de 11 triades terribles, sept coudes se sont reluxés dans l'attelle après réduction, et aucune coronoïde n'avait été réparée (Ring et al., 2002).
La triade terrible
Regan-Morrey et la triade terrible
La triade terrible est une luxation postérieure du coude avec fracture de la tête radiale et fracture de la coronoïde (Ring et al., 2002 ; Fahs et al., 2024). Le modèle d'EMET la montre quand ces trois lésions sont réunies : la coronoïde s'y règle sur les types I à III, la luxation donne le suffixe B, la tête radiale se cote à part (voir Mason).
Sa coronoïde est le plus souvent petite : dans 32 triades terribles, toutes avaient un fragment de moins de 50 %, dont un de la facette antéro-médiale (Doornberg et Ring, 2006) ; sur 13 scanners, la coronoïde mesurait 19 mm en moyenne et le fragment 7 mm, soit 35 % (Doornberg et al., 2006). Les auteurs en concluaient que ces fractures, de hauteur variable, ne se rangent pas facilement dans Regan-Morrey, et qu'une classification par morphologie et schéma lésionnel pouvait être préférable.
C'est le lien entre les deux classifications : Regan-Morrey dit combien de coronoïde manque, O'Driscoll où elle est cassée, et la triade terrible dit pourquoi le coude se luxe. Un type IB ou IIB, avec une tête radiale fracturée, est une triade terrible ; un type III avec luxation évoque plutôt une fracture-luxation de l'olécrâne (Doornberg et Ring).
Pièges de cotation
Cinq pièges en classant une fracture de la coronoïde
- La hauteur dépend de la ligne de mesure. Les conventions diffèrent (ligne parallèle à l'ulna par le sommet de l'olécrâne chez Morrey ; autre base chez Doornberg) et les pourcentages ne sont pas interchangeables (Wang et al.).
- La frontière entre pointe et type II est floue. L'article parle d'un arrachement de la pointe ; une revue récente chiffre le type I à moins de 25 % et le II à 25 à 50 % (Marinelli et al.), et Ring juge la limite imprécise (Wang et al.). Dites ce que vous mesurez.
- Un petit fragment ne dit pas un petit dommage. Dans la triade terrible, la coronoïde est petite et le coude très instable : la taille ne remplace pas l'examen des ligaments et de la tête radiale (Doornberg et al.).
- La facette antéro-médiale échappe à Regan-Morrey. Elle vient d'un traumatisme en varus et rotation postéro-médiaux, avec souvent un arrachement du ligament collatéral ulnaire latéral, et se voit mal sur le profil (Doornberg et Ring ; Lanzerath et al.) : au moindre doute, un scanner et la classification d'O'Driscoll.
- Le suffixe B se cherche dans l'histoire, pas seulement sur le cliché. Un coude déjà réduit avant la radiographie a pu se luxer : interrogez le blessé et l'équipe qui l'a pris en charge.
Autoévaluation
Quel type ?
Le même coude aux six types, dans le désordre, vu de dedans avec l'humérus en transparence. Trouvez le type de chacun ; la réponse s'accompagne des critères.
Quel est ce type de Regan-Morrey ?
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EMET Education. Classification de Regan et Morrey des fractures de la coronoïde en 3D [Internet]. 2026 [cité le]. Disponible : https://www.emet-education.com/fr/classifications/regan-morrey-coronoide/. CC BY 4.0.EMET Education. (2026). Classification de Regan et Morrey des fractures de la coronoïde en 3D [Infographie]. https://www.emet-education.com/fr/classifications/regan-morrey-coronoide/ (CC BY 4.0)<a href="https://www.emet-education.com/fr/classifications/regan-morrey-coronoide/"><img src="https://www.emet-education.com/fr/classifications/regan-morrey-coronoide/img/infographic.webp" alt="Classification de Regan et Morrey des fractures de la coronoïde en 3D" width="960"></a><br>Figure : <a href="https://www.emet-education.com/fr/classifications/regan-morrey-coronoide/">EMET Education</a>, CC BY 4.0Questions
Questions fréquentes
Quelle différence entre les types II et III de Regan-Morrey ?
La hauteur du fragment sur le profil : 50 % ou moins du processus coronoïde au type II, plus de 50 % au type III. Le type III est assez grand pour emporter l'insertion du faisceau antérieur du ligament collatéral médial et celle du brachial ; il s'accompagne plus souvent d'une luxation, et son résultat était moins bon dans la série de 1989.
Regan-Morrey ou O'Driscoll ?
Regan-Morrey classe la taille du fragment sur un profil radiographique ; O'Driscoll classe sa forme et son siège (pointe, facette antéro-médiale, base), de préférence au scanner, ce qui renseigne le mécanisme, les lésions associées et le montage. Les revues récentes s'appuient sur O'Driscoll pour décider ; Regan-Morrey reste la manière usuelle de dire la taille, et se lit aussi dans la maquette.
Que signifient les suffixes A et B ?
Dans la forme usuelle reprise par les manuels et par la maquette, A désigne un coude sans luxation et B un coude luxé. Le résumé de l'article de 1989 ne détaille pas ce suffixe : il donne la fréquence d'une luxation ou d'une fracture associée par type (14, 56 et 80 %). Si un article n'emploie que I, II et III, c'est la classification de base.
Une fracture de la pointe de la coronoïde s'opère-t-elle ?
Pas forcément. Isolée et coude stable, elle se traite par mobilisation précoce ; dans une triade terrible, une fracture de la pointe peut rester sans traitement si le coude est stable après la fixation de la tête radiale et la réparation des ligaments. C'est la stabilité du coude, plus que la taille du fragment, qui commande l'indication.
Qu'est-ce que la triade terrible ?
Une luxation du coude avec fracture de la tête radiale et fracture de la coronoïde. La coronoïde y est le plus souvent un petit fragment transverse (IB ou IIB de Regan-Morrey, pointe de l'O'Driscoll). Le coude y est instable et se luxe de nouveau facilement sans traitement adapté.
Puis-je réutiliser ces images dans un cours ou un article ?
Oui. Les images et les infographies de cette page sont sous licence Creative Commons Attribution 4.0 : réutilisation libre, y compris commerciale, en citant EMET Education avec un lien vers cette page. L'encadré « Citer cette figure » donne des citations prêtes à coller.
Comment les images 3D ont-elles été faites ?
Ce sont des rendus du modèle de fracture de la tête radiale d'EMET Education, où la coronoïde se règle sur la pointe, moins de 50 % ou plus de 50 % de sa hauteur, avec ou sans luxation postéro-latérale. C'est un modèle schématique, pour l'enseignement et l'explication au patient ; il ne reproduit pas une radiographie.
Sources
Auteur et références
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- O'Driscoll SW, Jupiter JB, Cohen M, Ring D, McKee MD. Difficult elbow fractures: pearls and pitfalls. Instr Course Lect. 2003;52:113–34. PMID 12690844
- Ring D, Jupiter JB, Zilberfarb J. Posterior dislocation of the elbow with fractures of the radial head and coronoid. J Bone Joint Surg Am. 2002;84(4):547–51. doi:10.2106/00004623-200204000-00006
- Lindenhovius A, Karanicolas PJ, Bhandari M, van Dijk N, Ring D; Collaboration for Outcome Assessment in Surgical Trials. Interobserver reliability of coronoid fracture classification: two-dimensional versus three-dimensional computed tomography. J Hand Surg Am. 2009;34:1640–6. doi:10.1016/j.jhsa.2009.07.009
- Doornberg JN, Ring D. Coronoid fracture patterns. J Hand Surg Am. 2006;31(1):45–52. doi:10.1016/j.jhsa.2005.08.014
- Doornberg JN, van Duijn J, Ring D. Coronoid fracture height in terrible-triad injuries. J Hand Surg Am. 2006;31(5):794–7. doi:10.1016/j.jhsa.2006.01.004
- Adams JE, Sanchez-Sotelo J, Kallina CF, Morrey BF, Steinmann SP. Fractures of the coronoid: morphology based upon computer tomography scanning. J Shoulder Elbow Surg. 2012;21(6):782–8. doi:10.1016/j.jse.2012.01.008
- Cage DJ, Abrams RA, Callahan JJ, Botte MJ. Soft tissue attachments of the ulnar coronoid process: an anatomic study with radiographic correlation. Clin Orthop Relat Res. 1995;(320):154–8. PMID 7586820
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- Marinelli A, Riva M, Coliva F, Minerba M, Carbone G, Guerra E. Fractures of the coronoid process: state of the art. J Orthop Traumatol. 2025;27(1):1. doi:10.1186/s10195-025-00891-6
- Masouros P, Christakakis A, Georgiadou A, Kourtzis K, Moustakalis P, Papazotos P. Coronoid fractures and complex elbow instability: current concepts. Orthop Rev (Pavia). 2024;16:118439. doi:10.52965/001c.118439
- Adolfsson L, Duckworth AD. Coronoid fractures: how do we best classify them and what is the 'true terrible triad'? Bone Joint J. 2026;108-B(4):442–6. doi:10.1302/0301-620X.108B4.BJJ-2025-1343.R1
- Wang D, Li J, Xu G, Zhang W, Li L, Tang P, Zhang L. Classification of coronoid process fractures: a pending question. Front Surg. 2022;9:890744. doi:10.3389/fsurg.2022.890744
- Burkhart KJ, Rommens PM, Müller LP. Coronoid fractures. In: Bone and Joint Injuries. Berlin, Heidelberg: Springer; 2014. p. 87–92. doi:10.1007/978-3-642-38388-5_9
- Lanzerath F, Hackl M, Wegmann K, Müller LP, Leschinger T. The treatment of anteromedial coronoid facet fractures: a systematic review. J Shoulder Elbow Surg. 2021;30(4):942–8. doi:10.1016/j.jse.2020.09.008
- Fahs AM, Waldron JE, Afsari A, Best MJ. Management of elbow terrible triad injuries: a comprehensive review and update. J Am Acad Orthop Surg. 2024;32(19):e982–95. doi:10.5435/JAAOS-D-24-00310
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