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Classification · Fracture aiguë du scaphoïde
Classification de Herbert des fractures du scaphoïde en 3D
Les types de la classification de Herbert, fractures aiguës stables (A1, A2) et instables (B1 à B5) du scaphoïde, sur le modèle 3D de fracture du scaphoïde, vus du côté radial et de dos, os voisins en transparence. Avec l'article de 1984 et sa vis, la lecture de chaque type, la reproductibilité, les pièges de cotation et des infographies libres pour l'enseignement et les publications.
Conçu par un chirurgien orthopédiste
Le modèle 3D s'ouvre dans votre navigateur, au type montré, sans inscription. Les infographies sont libres de réutilisation sous licence CC BY 4.0.
- 1984Description par Herbert et Fisher, dans le Journal of Bone and Joint Surgery (Br) (Herbert et Fisher)
- A–DTypes : A1 et A2 stables ; B1 à B5 instables ; C et D pour le retard de consolidation et la pseudarthrose
- 933Citations de l'article de 1984 (OpenAlex, 31 octobre 2026)
- κ 0,31–0,37Accord inter-observateurs de Herbert sur radiographies, dans deux études récentes
Les types
Types A et B, en 3D
Chaque image est un rendu du modèle de fracture du scaphoïde d'EMET Education au siège et au trait de ce type : à gauche le scaphoïde vu du côté radial (un peu palmaire), à droite vu de dos, les os voisins en transparence ; le liseré rouge est le trait. Il faut les deux vues : une fissure (A2) ne court que sur les faces palmaire et radiale, donc s'arrête avant la face dorsale, et le coin d'une fracture comminutive (B5) est palmaire, donc invisible de dos. Le modèle dessine six des sept types ; le B4, fracture-luxation du carpe, est décrit sans image. Tous les types sont montrés non déplacés, pour ne montrer que le trait ; le déplacement se règle dans le modèle.
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A1Tubercule
- Définition
- Type A (fracture aiguë stable), A1 : fracture du tubercule du scaphoïde, à l'extrémité distale et palmaire de l'os.
- Stabilité
- Stable : l'immobilisation suffit en général (types A).
- Dans le modèle 3D
- Un petit fragment du tubercule, détaché à 4,5 mm de son sommet ; non déplacé.
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A2Taille, incomplète
- Définition
- Type A, A2 : fracture incomplète de la taille, une fissure qui ne traverse pas tout l'os, sans déplacement.
- Stabilité
- Stable : l'immobilisation suffit en général (types A).
- Dans le modèle 3D
- Trait de la taille limité aux faces palmaire et radiale ; la maquette ne le déplace pas. De dos, il s'arrête au bord radial.
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B1Distale, oblique
- Définition
- Type B (fracture aiguë instable), B1 : fracture oblique du tiers distal.
- Stabilité
- Instable (type B) : risque de déplacement et de pseudarthrose.
- Dans le modèle 3D
- Trait oblique, plongeant vers la paume, à 70 % de la hauteur de l'os depuis le pôle proximal ; non déplacé.
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B2Taille, complète
- Définition
- Type B, B2 : fracture complète de la taille. Certaines revues écrivent « déplacée ou mobile » (Steinmann et Adams) : l'instabilité est celle qu'on attend d'un trait qui traverse tout l'os.
- Stabilité
- Instable (type B) : risque de déplacement et de pseudarthrose.
- Dans le modèle 3D
- Trait transverse complet de la taille, à 38 % (moitié proximale) ou 52 % (moitié distale) de la hauteur de l'os ; le modèle code B2 tout trait complet de la taille, déplacé ou non. Déplacement réglable : décalage de 1,3 mm, puis bascule du fragment proximal en extension de 15° avec le lunatum, comme au scanner (Schwarcz et al.).
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B3Pôle proximal
- Définition
- Type B, B3 : fracture du pôle proximal. Le pôle n'a pas de définition commune : on propose le cinquième proximal de l'os.
- Stabilité
- Instable (type B) : risque de déplacement et de pseudarthrose.
- Dans le modèle 3D
- Trait transverse à 20 % de la hauteur de l'os depuis le pôle proximal ; non déplacé. Avec la vascularisation affichée, tous les vaisseaux qui abordent le fragment proximal sont coupés.
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B4Fracture-luxation du carpe
- Définition
- Type B, B4 : fracture-luxation du carpe, le plus souvent une fracture trans-scaphoïdienne avec luxation périlunaire. Dans la série de Herzberg et al. (166 luxations et fractures-luxations périlunaires), les fractures-luxations dorsales trans-scaphoïdiennes faisaient 61 % de l'ensemble, et le diagnostic avait d'abord été manqué dans un quart des cas.
- Stabilité
- Instable (type B) : risque de déplacement et de pseudarthrose.
- Dans le modèle 3D
- Non dessinée : la maquette ne montre pas le carpe luxé autour du lunatum (prévu plus tard).
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B5Comminutive
- Définition
- Type B, B5 : fracture comminutive du scaphoïde, en plusieurs fragments.
- Stabilité
- Instable (type B) : risque de déplacement et de pseudarthrose.
- Dans le modèle 3D
- Trait de la taille (à 52 % de la hauteur de l'os) avec un coin palmaire au contact du trait, en deux esquilles ; il se voit du côté radial, mais pas de dos.
Rendu schématique, à visée pédagogique : le modèle illustre chaque type sur un même scaphoïde, il ne reproduit pas une radiographie. Définitions reformulées d'après Steinmann et Adams, Ten Berg et al. et Clementson et al. ; ni les figures ni les phrases de l'article de Herbert et Fisher ne sont reprises. La barre indique la stabilité : une case pour un type A, deux pour un type B.
L'article d'origine
De la vis de Herbert à la classification
La classification est née d'un article chirurgical, Herbert et Fisher (1984) : il décrit une vis à double filetage qui fixe de façon rigide tous les types de fractures du scaphoïde, au point qu'un plâtre est rarement nécessaire ensuite, et il y propose une classification. Les indications comprennent les fractures aiguës instables, les retards de consolidation et les pseudarthroses (avec greffe). Dans la série prospective de 158 opérations menées de 1977 à 1981, toutes les fractures aiguës avaient consolidé, et 83 % de l'ensemble. Une série de 431 patients opérés par le même chirurgien sur 13 ans a suivi (Filan et Herbert, 1996). Dans la revue de Ten Berg et al., la classification de Herbert est la plus citée des 13 systèmes recensés pour les fractures aiguës, avant celles de Russe et de Mayo ; tous reposent sur la radiographie.
Le principe est la stabilité : le risque que la fracture bouge et ne consolide pas dans le plâtre, plus que le seul siège du trait. Les lettres se lisent ainsi (Steinmann et Adams) :
- A, fracture aiguë stable : A1, fracture du tubercule ; A2, fracture incomplète de la taille ;
- B, fracture aiguë instable : B1, oblique du tiers distal ; B2, complète de la taille ; B3, du pôle proximal ; B4, fracture-luxation du carpe ; B5, comminutive ;
- C, retard de consolidation, après plus de 6 semaines d'immobilisation plâtrée ;
- D, pseudarthrose constituée, fibreuse (D1) ou scléreuse (D2). Cette page ne détaille que les fractures aiguës (A et B), seules représentées dans la maquette.
Les types ne se rencontrent pas à fréquence égale. À Édimbourg, sur 151 fractures du scaphoïde d'adulte en un an (incidence de 29 pour 100 000 par an), la plus fréquente était la B2 (55 fractures, 36,4 %) (Duckworth et al., 2012). Dans une série de 415 fractures, 64 % siégeaient à la taille et 18,1 % au tubercule (Garala et al., 2016). Le pôle proximal est rare : 5 à 10 % des fractures selon Clementson et al., 5,8 % des 1 147 fractures aiguës traitées sans chirurgie de la méta-analyse d'Eastley et al..
Reproductibilité
Le type de Herbert est-il reproductible ?
Modestement. Dès 1999, Desai et al. trouvaient la reproductibilité des classifications de Compson, de Herbert et de Russe seulement moyenne (« fair »), et aucune ne prédisait la consolidation. Les études récentes donnent des kappas inter-observateurs d'environ 0,3 à 0,4 pour Herbert sur radiographies, soit un accord médiocre (« fair ») ; dans l'étude de Dean et al., le scanner ne l'améliore pas, mais l'accord d'un même lecteur avec lui-même est meilleur.
| Étude | Mesure | Valeur |
|---|---|---|
| Desai et al., 1999 | Reproductibilité inter- et intra-observateur de Compson, Herbert et Russe, radiographies (le résumé ne donne pas les coefficients) | « fair » |
| Dean et al., 2018 | Kappa inter-observateurs, 6 lecteurs dans 2 centres, 60 fractures aiguës sans luxation : radiographies, puis scanner (Mayo : 0,57 · 0,54 ; Russe : 0,13 · 0,07) | 0,37 · 0,35 |
| Dean et al., 2018 | Kappa intra-observateur, 2 lecteurs : radiographies, puis scanner (Mayo : 0,82 · 0,86 ; Russe : 0,58 · 0,55) | 0,69 · 0,84 |
| Drijkoningen et al., 2019 | Étude rétrospective de 871 patients ; kappa inter-observateurs sur radiographies de face : Herbert, puis une classification simplifiée en trois sièges (0,37). Le doute déclaré par les lecteurs était de 3,6 sur 10 pour Herbert, de 2,1 pour la simplifiée | 0,31 |
| Daniels et al., 2020 | Coefficient de corrélation intra-classe de la classification de Herbert, scanner périphérique à haute résolution, 4 lecteurs, 7 patients tous reconnus fracturés (IC 95 % 0,42–0,94) | ICC 0,73 |
Dans l'étude de Dean et al., Mayo, qui cote le siège, était la plus reproductible des classifications établies (inter-observateurs 0,57), devant Herbert (0,37) et Russe (0,13), et une simple mesure de la position du trait le long du grand axe faisait mieux (ICC 0,76). Les mêmes auteurs trouvent un accord médiocre sur la comminution (ICC 0,47 sur radiographies, 0,53 au scanner). En pratique : la lettre (A ou B) pour communiquer, le type seulement avec l'imagerie qui le permet, et pour la recherche une définition écrite de chaque limite.
Classifications voisines
Ce que les autres classifications ajoutent
Herbert répond à une question, « cette fracture est-elle stable ? ». Les autres classifications du scaphoïde décrivent le siège ou l'orientation du trait, et ne s'excluent pas : Ten Berg et al. en comptent treize, fondées sur le siège, l'orientation du plan de fracture ou la stabilité. Le code AO/OTA 2018 a lui aussi un chapitre pour les os du carpe ; EMET Education ne l'a pas relu et n'en reprend pas les codes.
Les principales :
| Classification | Ce qu'elle cote | Usage habituel |
|---|---|---|
| Russe (1960) | L'orientation du trait : transverse, oblique horizontal, oblique vertical. | Les obliques verticales (moins de 5 % des fractures) sont très instables (Clementson et al.). Reproductibilité la plus faible des trois dans Dean et al.. |
| Mayo (Cooney et al., 1980) | Le siège : pôle proximal, tiers moyen, tiers distal, tubercule distal, distale intra-articulaire ; et des facteurs d'instabilité en complément. | Plus reproductible que Herbert et Russe dans Dean et al. ; utilisée dans certains services comme description morphologique (Clementson et al.). Le même article de 1980 fixe le seuil de 1 mm de décalage, ou une bascule du lunatum, pour parler de fracture déplacée. |
| Prosser et al. (1988) | Les fractures articulaires de l'extrémité distale du scaphoïde : avulsions de la pointe palmaire du tubercule, impactions de la moitié radiale. | Concerne l'extrémité distale, zone voisine des types A1 et B1 de Herbert ; modifiée récemment par Clementson et al. |
| Schernberg | Des zones numérotées le long du scaphoïde ; la maquette l'affiche en direct, à côté de Herbert. | Usage francophone, par exemple « zones 2 à 4 » pour les pseudarthroses (Taleb et al.). Définition d'origine non reprise sur cette page. |
| Classification simplifiée (Drijkoningen et al., 2019) | Trois sièges sur la radiographie de face : pôle proximal (trait en amont de l'interligne scapho-lunaire distal), taille, tubercule distal. | Recherche ; accord un peu meilleur que Herbert (κ 0,37 contre 0,31) et moins de doute chez les lecteurs. |
| Mesure du grand axe (Dean et al., 2018) | La distance du trait, mesurée le long du grand axe du scaphoïde, plutôt qu'un type. | Recherche ; ICC inter-observateurs 0,76, meilleur que Mayo, Herbert et Russe dans la même étude. |
Usage
En recherche et en pratique clinique
En recherche
Herbert est la langue de la plupart des séries et des essais sur le scaphoïde. Elle manque de précision sur le pôle proximal : sa définition varie, et le risque de pseudarthrose avec. Dans la méta-analyse d'Eastley et al., 34 % des fractures aiguës du pôle proximal traitées sans chirurgie évoluaient vers la pseudarthrose, avec un risque relatif de 7,5 par rapport aux fractures plus distales, et ils proposent de définir le pôle comme le cinquième proximal de l'os. Pour Chong et al., le risque relatif de pseudarthrose passait de 2,3 (« tiers proximal ») à 3,4 (« pôle proximal ») selon le terme employé, et, tous termes confondus, le taux de pseudarthrose était de 6 % après traitement opératoire contre 18 % sans chirurgie : préciser dans toute publication comment le pôle est défini.
En pratique clinique
La lettre oriente le traitement. Les types A, stables, peuvent se traiter par immobilisation ; les fractures distales guérissent le plus souvent en 4 à 6 semaines selon leur type (Clementson et al.). Les types B étaient, dans l'esprit de la classification, candidats à la fixation ; mais Clementson et al. jugent que considérer toute fracture bicorticale, hors tubercule, comme instable peut conduire à un surtraitement. L'essai SWIFFT (439 adultes, fracture bicorticale de la taille, 61 % non déplacées) n'a pas trouvé de différence cliniquement pertinente à 52 semaines entre la fixation et la manchette (score PRWE de 11,9 contre 14,0 ; différence ajustée −2,1, IC 95 % −5,8 à 1,6), avec peu de pseudarthroses (1 après chirurgie, 4 après immobilisation) : pour les fractures de la taille non ou peu déplacées, la manchette reste une option.
Le déplacement ne se lit pas dans la lettre, mais il décide : pour Clementson et al., environ 90 % des fractures de la taille non déplacées ou déplacées de 0,5 mm au plus consolident à 6 semaines après un traitement orthopédique correct, et la fixation est recommandée à partir de 1,5 mm de déplacement. Le pôle proximal doit en règle générale être fixé (Clementson et al.) : sa vascularisation vient pour l'essentiel de branches de l'artère radiale qui entrent par la crête dorsale, et un trait proximal expose le fragment à l'ischémie (Gelberman et Menon). Une fracture comminutive est plus souvent déplacée et instable à l'arthroscopie (Buijze et al. ; Bulstra et al.), et peut demander une greffe (Schernberg). Une fracture-luxation (B4) relève d'une réduction et d'une fixation chirurgicales, et le retard de traitement aggrave le résultat : dans la série de Herzberg et al., les meilleurs résultats radiologiques venaient de la réduction et de la fixation à ciel ouvert, mais l'arthrose post-traumatique atteignait 56 % des cas traités tôt.
Pièges de cotation
Cinq pièges en classant une fracture du scaphoïde
- « Stable » n'est pas « non déplacée ». La stabilité de Herbert est celle qu'on attend de la fracture, pas ce qu'on voit sur le cliché : à l'arthroscopie, 11 des 31 fractures non déplacées étaient pourtant instables (mobiles), et toutes les fractures déplacées l'étaient (Buijze et al.). À l'inverse, un trait complet de la taille, B2, peut être traité sans chirurgie quand il est peu déplacé (SWIFFT).
- A2 ou B2 : le trait est-il complet ? La fissure incomplète ne court que sur une partie de la circonférence ; sur une seule incidence, on peut la prendre pour un trait complet, comme on peut manquer un trait réel. La classification se fait au mieux au scanner, en reconstructions coronale et sagittale dans le grand axe de l'os (Clementson et al.).
- Le déplacement n'est pas dans le type. Il se cote à part, avec un seuil écrit : 1 mm de décalage ou une bascule du lunatum pour Cooney et al., 0,5 mm ou moins pour « non déplacée » selon Clementson et al.. Le scanner améliore la reproductibilité de ce diagnostic (kappa inter-observateurs de 0,43 contre 0,27 sur radiographies) mais pas beaucoup son exactitude, qui reste inférieure à 80 % (Lozano-Calderón et al.). L'angle du trait est un facteur mineur du déplacement des fractures de la taille (Aruse et al.).
- B3 ou B2 : où s'arrête la taille ? Le pôle proximal n'a pas de définition commune ; selon qu'on retient le cinquième ou le tiers proximal, le risque de pseudarthrose qu'on lui prête change (Eastley et al. ; Chong et al.). Un trait entre les deux se cote avec une règle écrite (par exemple la position du trait le long du grand axe), pas à l'œil.
- B4 et B5 : chercher le carpe et les esquilles. Une fracture du scaphoïde sur un cliché douteux impose de chercher la luxation périlunaire, manquée d'abord dans 25 % des cas (Herzberg et al.). La comminution se cote mal sur radiographie (accord médiocre) : avec une fracture suspectée et des clichés initiaux normaux, Clementson et al. recommandent une IRM ou un scanner dans les trois à cinq jours.
Autoévaluation
Quel type ?
Le même scaphoïde vu du côté radial et de dos, aux six types du modèle, dans le désordre. Trouvez le type de chacun ; la réponse s'accompagne de la définition.
Quel est ce type de Herbert ?
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Citer cette figure
Prêt à coller. Pour une figure de revue, ajoutez la référence d'origine (Herbert et Fisher, 1984).
EMET Education. Classification de Herbert des fractures du scaphoïde : visualisation 3D [Internet]. 2026 [cité le]. Disponible : https://www.emet-education.com/fr/classifications/herbert-scaphoide/. CC BY 4.0.EMET Education. (2026). Classification de Herbert des fractures du scaphoïde : visualisation 3D [Infographie]. https://www.emet-education.com/fr/classifications/herbert-scaphoide/ (CC BY 4.0)<a href="https://www.emet-education.com/fr/classifications/herbert-scaphoide/"><img src="https://www.emet-education.com/fr/classifications/herbert-scaphoide/img/infographic.webp" alt="Classification de Herbert des fractures du scaphoïde en 3D" width="960"></a><br>Figure : <a href="https://www.emet-education.com/fr/classifications/herbert-scaphoide/">EMET Education</a>, CC BY 4.0Questions
Questions fréquentes
Que signifient A1, A2, B1, B2, B3, B4 et B5 ?
La lettre dit la stabilité : A pour une fracture aiguë stable, B pour une fracture aiguë instable. Le chiffre dit le siège ou le type : A1 tubercule, A2 fracture incomplète de la taille ; B1 oblique du tiers distal, B2 complète de la taille, B3 pôle proximal, B4 fracture-luxation du carpe, B5 comminutive. Les lettres C (retard de consolidation) et D (pseudarthrose) complètent la classification.
Quelle différence entre une fracture A2 et une B2 ?
Le trait est incomplet pour A2, une fissure qui ne traverse pas tout l'os, et complet pour B2. Un trait complet de la taille est classé instable, quel que soit son déplacement ; mais sur une seule incidence, la différence se lit mal, d'où l'intérêt d'un scanner en reconstructions dans le grand axe du scaphoïde.
Une fracture B2 de la taille doit-elle toujours être opérée ?
Non. La classification de Herbert range les fractures bicorticales parmi les instables, mais l'essai SWIFFT (439 adultes) n'a pas trouvé de différence cliniquement pertinente à 52 semaines entre fixation et manchette pour les fractures de la taille non ou peu déplacées. Les recommandations de Clementson et al. gardent la fixation pour un déplacement de 1,5 mm ou plus. La décision relève du chirurgien et de son patient.
Pourquoi les fractures du pôle proximal (B3) se compliquent-elles de pseudarthrose et de nécrose ?
Parce que la vascularisation du scaphoïde vient surtout de branches de l'artère radiale qui entrent par la crête dorsale : dans l'étude anatomique de Gelberman et Menon (15 pièces), elles fournissaient 70 à 80 % de la vascularisation intra-osseuse, dont tout le pôle proximal. Un trait proximal expose donc le fragment à l'ischémie. Dans une méta-analyse, 34 % des fractures du pôle proximal traitées sans chirurgie évoluaient vers la pseudarthrose, avec un risque relatif de 7,5 par rapport aux fractures plus distales.
Herbert, Mayo ou Russe : laquelle utiliser ?
Elles ne répondent pas à la même question : Herbert cote la stabilité, Mayo le siège, Russe l'orientation du trait. Herbert est la plus citée, Mayo est un peu plus reproductible, Russe l'est le moins dans l'étude de Dean et al. Aucune n'est reproductible au point de remplacer une description écrite du siège, du trait, du déplacement et de la comminution.
Puis-je réutiliser ces images dans un cours ou un article ?
Oui. Les images et les infographies de cette page sont sous licence Creative Commons Attribution 4.0 : réutilisation libre, y compris commerciale, en citant EMET Education avec un lien vers cette page. Elles ne reprennent aucune figure de l'article de Herbert et Fisher. L'encadré « Citer cette figure » donne des citations prêtes à coller.
Comment les images 3D ont-elles été faites, et que ne montrent-elles pas ?
Ce sont des rendus du modèle de fracture du scaphoïde d'EMET Education : un scaphoïde relevé sur scanner, taillé en fragments selon le siège et le trait de chaque type, os voisins en transparence. Ce sont des vues schématiques, pas des radiographies. La maquette ne dessine ni le type B4 (fracture-luxation du carpe), ni les types C et D ; elle montre tous les types non déplacés ; elle code B2 tout trait complet de la taille ; et son affichage de la classification de Herbert se règle par le siège et le trait, sans autre critère.
Sources
Auteur et références
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Modèles 3D
Montrez la fracture à votre patient
Les images de cette page viennent d'un modèle interactif, le modèle 3D de fracture du scaphoïde. En consultation, choisissez le siège et le trait, réglez le déplacement d'après l'imagerie de votre patient, affichez la vascularisation du pôle proximal, puis montrez le traitement proposé : manchette en résine, vissage percutané ou réduction ouverte avec vis.
Expliquez la fracture en 3D
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